Publié par : sgougi | novembre 6, 2011

Chronique ferroviaire : train de nuit dans le Hubei

Eh oui, forcément, je l’avais senti venir et je l’avais même écrit sur twitter. Une nuit dans un train en Chine allait forcément entrainer des inspirations créatrices, ce n’est pas tant que j’aie envie d’écrire, mais c’est qu’il y a des choses à dire quand on se balade dans un pays étranger pour la première fois dans un nouveau moyen de locomotion, j’ai nommé : le train de nuit ! Non, pas ces trains grande vitesse qui ont des accidents mensuels où les morts se comptent par dizaines , je parle de ces vieux trains….ceux de la sncf en fait, à peu de choses près les mêmes, là où les vrais chinois s’entassent, si de vrais chinois il reste. Pour ce qui est de l’entassement, lui, est bien réel en tout cas, peu importe le degré d’authenticité de la chinoiserie qui habite ces gens.
Le socialisme, le communisme, on l’appellera comme on veut, garde une chose qui me dérange profondément.
J’en reviens immanquablement à Sarkozy et cie, mais en quittant la France pour la seule puissance communiste au monde promettant un avenir au plus proche de ce que la France aurait pu m’offrir si elle n’avait pas été ce qu’elle était, ce que j’attendais, ce que je cherchais, c’était un nouveau système, un système différent. Une société différente où comme, si je l’ai bien compris, la finalité se trouvait dans l’homme et son équilibre avec la nature, et non de son adultère avec l’argent.

Niet.

Je me suis trompé, je me suis laissé tromper. Il n y à rien de différent dans ce pays-ci. Et voyager, ce soir, ainsi dans ce train, ne me le fait que plus remarquer. Ayant voyagé dans les avions, les tgv, les bus autoroutiers, les bus de ville, les bus de liaison à la campagne, c’est dans le train bon marché comme celui dans lequel je me trouve que l’impression est la plus forte, ou devrais-je dire, qu’un des revers de la pièce se dessine.
Et en voyant les choses ainsi, ,en saisissant un soupçon de réalité, les tarabiscotages des journaux occidentaux au sujets de la Chine, de son aide, ou non, au fond de stabilité européen, aux atermoiements d’une certaine classe des populations. Je me sens coupable de votre égocentrisme, de votre nombrilisme. On m’a expliqué, et ne correspondant pas à la norme, toujours pas d’ailleurs, je l’ai souvent personnellement expérimenté, que l’inconnu, l’étranger, fait naitre la peur, donc l’agressivité, la violence, la haine, la destruction, la mort. Et pourtant, ici, ce que vous, journalistes, citadins et campagnards, semblez craindre plus que tout, sont des êtres qui vous sont semblables, si ce n’est identiques jusque dans les poils qui leurs recouvrent les gros orteils. Si je puis me permettre. Je crois que l’énergie dépensée en provocation(qui n’a pour but d’ailleurs que d’effrayer sa propre population), puis en démentis, serai tellement mieux utilisée pour un but productif. Oh non ! Pas au sens actuel du terme, je ne parle pas de productivité industrielle, mais de productivité humaine. Je pense qu’avec toute cette crainte, cette peur, cette paranoïa, il y aurait tant de bonheur possible, si un instant seulement, on s’était attelé à quelque chose d’autre.

Ces gens sont humbles, fiers, très, souvent un peu benêts, parce que peu éduqués, mais ils ont un côté attendrissant, comme lorsque je vois ces hommes, cheveux grisonnants, l’air sérieux et sage, les ride plissées sur le côté des yeux, tirant de fines lignes dans la continuité des sourcils pour venir se perdre à la naissance du crane. Lui-même parsemé de petites vaguelettes qui se rejoignent entre les deux yeux, au dessus du nez. Là, trône une paire de lunettes. La chemise, un peu délavée parce que trop portée, toutefois pas un pli n’est là pour lui faire perdre de sa superbe. Un pantalon de toile foncé, très propre lui aussi. On sait bien que cet homme, pourtant, ne fait pas partie de la Chine qui peut travailler plus pour gagner plus (elle travaille plus, c ‘est un fait, quant à ce qu’elle gagne, c’est une autre histoire….ça ne vous rappelle pas un peuple de bouffeur de fromage et de suceurs d’escargots? Je m’egare, je n’ai rien dit, je continue), mais il y a un certain sentiment de consistance. Une fois que son regard a balayé l’homme de haut en bas, logiquement, fatalement, l’on remonte pour s’arrêter sur ses yeux. Et là, surprise, sur le verre de ses lunettes est touours collé l’autocollant indiquant le degré de correction. Ce genre de chose m’interpelle beaucoup, comme la trace d’une course effrénée dont on ne comprend pas toujours le sens ni la destination.

Ces trains de nuit, cela me rappelle aussi une époque, révolue aujourd’hui, grand merci à la sncf (sic!). Une époque où je prenais le train de nuit de Strasbourg à Paris, en partance à 0h22 pour arriver vers 6h30. Oh, j’ai bien souvent pris ce train lorsque je me rendais au Japon. Un départ vers minuit de Strasbourg, puis une arrivée matinale à Paris. Une petite marche de la gare de l’Est jusqu’à la gare du Nord et puis en route sur le RER jusqu’à Roissy Charles de Gaulles. C’était bien avant que le peuple français n’accepte de se faire imposer le TGV comme seule solution.

Avant on avait le choix, désormais on a des solutions, à la bonne heure !

Je me rappelle d’un chanteur un peu bizarre, Diabologum, qui demandait si la seule solution n’était pas la mort….? Il avait rien compris le nigaud, la seule solution c’est le TGV et basta….encore une chose que nous avons perdu, que nous avons accepté de perdre, rectifiais-je. Encore un moment où l’on pouvait prendre le temps d’avoir le temps. Le temps de penser, d’écrire, d’observer un univers méconnu, de l’appréhender. Soi-même, le train, la nuit, une gare. N’avons-nous pas là les éléments principaux d’une belle histoire ? Ou pas si belle ? En tout cas, une histoire peut souvent débuter, ou finir, à vrai dire, avec cela. Merci à la sncf, cela n’arrivera plus.

Le train de nuit, c’est toute une histoire, comme la nuit où j’ai pu, enfin, j’ai essayé, de communiquer avec un immigré polonais ou roumain, la faute à son très pauvre allemand, qui était la seule langue que nous avions en commun, je n’ai pas très bien compris. Mais la nuit a ce quelque chose, qui fait que ce qu’on ne voit pas le jour devient alors possible, visible et vu ! Je me rappelle aussi, l’avoir vu prendre ses jambes à son cou, subitement et se dissimuler dans l’espace qui sépare les wagons d’avec leurs congénères. Il ne m’eut pas fallu bien longtemps pour comprendre, lorsque quelques secondes plus tard, je voyais des gens affublés de lampes de poches, en pleine activité. Probablement à la recherche du clandestin…..

 

Le train de nuit, un passage secret vers un autre monde, une autre époque. Où l’inconfort est compensé par l’inattendu. Je ne m’en lasserai jamais.

Publié par : sgougi | octobre 26, 2011

La femme chinoise et son hachoir, le retour !

Parce que ce sont juste les meilleurs dans leur domaine, je vous recommande l’écoute de cette musique pendant la lecture de l’article qui suit, à savoir : les OC remix et leur fantastique prestation de Voices of the Lifestream, Frozen Landscapes, ou un remix achevé de la bande originale de Final Fantasy VII.

Ah ah ! Vous y avez cru, la musique, le titre, et tout, mais non. Elle n’est pas revenu notre fameuse compère de l’article précédent. Toutefois, les choses ont quelque peu avancées.

Premièrement, brisons une légende urbaine : le mythe selon lequel les criminels reviennent toujours sur les lieux du crime pour vérifier que leur travail fut bien accompli, semble prendre du plomb dans l’aile dans cette histoire, ou bien la réalité n’est pas ce qu’on bien voulu nous faire croire.

Deuxièmement, ma petite fierté personnelle, je me suis surpassé en réussissant à réparer complètement l’ordinateur de ce pauvre bougre, Taobao fut un allié précieux, changer un écran de pc portable est en fait bien plus simple que je n’aurai osé l’imaginer….et surtout bien plus économique !!!!! Quand je pense qu’en France on nous fait acheter un nouvel ordinateur en cas d’écran brisé prétextant le coût exorbitant de la chose, sachez, chers compatriotes, qu’un écran neuf samsung LED 15 pouces coûte moins de 30 euros et prends à tout casser une demi heure à installer !

Vous êtes prévenus pour votre prochaine visite au service après-vente de Surcouf ! Ne vous laissez plus faire !

Mais rentrons dans le vif du sujet.

Plusieurs choses se sont révélées en filigrane dans toute cette histoire, qui, je l’annonce, n’a pas encore connu son dénouement complet.

La première chose qui m’a choqué dans le déroulement de cette affaire, revenons au premier soir, voulez-vous. C’est qu’à l’hôpital, l’Anglais dans les vapes, il lui a été demandé de payer pour la “première tournée de soins hospitaliers”. Bien sûr, l’Américain n’était pas seul à ses côtés, il y avait un représentant de l’employeur, qui a exhorté ce dernier à payer pour l’Anglais. L’Américain, devant la gravité de la situation, n’a pas bronché et est sorti au milieu de la nuit de l’hôpital chercher un distributeur pour pouvoir payer les soins de son collègue.

Quand j’ai entendu cela, je n’ai pu m’empêcher d’exprimer mes doutes sur une telle procédure. L’entité responsable d’un travailleur expatrié aux yeux des autorités n’est-elle pas son employeur ? Et de ce fait, n’est-il pas tenu par là-même de subvenir aux besoins éventuels et imprévus de ses employés ? De plus, la loi n’oblige-t-elle pas les employeurs à souscrire à une assurance civile tout risque ET pénale pour ses employés ? Si, la loi le stipule clairement. Toutefois, l’employeur a préféré forcer un employé à payer pour un autre, se défrayant ainsi de ce qui lui incombait, et, qui sait, évitant ainsi toute poursuite “potentielle” pouvant plaider la non présence au moment des faits ?

L’Anglais à donc remboursé l’Américain sur ses deniers personnels quelques temps plus tard.

Deuxièmement, l’Anglais à été menacé, “prévenu”, que s’il se rendait à la police pour déposer plainte le soir même, plutôt qu’à l’hôpital, c’est en cellule qu’on l’aurait emmené avant de le déporter. Victime ou coupable importe donc si peu ? Je préfère supposer que cela ne fut qu’une vile manipulation destinée à jouer sur la peur de ce vieil homme afin de ne pas ébruiter l’affaire et d’éviter un scandale gênant et potentiellement dévastateur, plutôt qu’un élan philanthrope destiné à préserver l’avenir dans homme déjà sur le chemin du retour. Ma confiance en la loi, peu importe sa nationalité, sera toujours plus grande que celle envers mon employeur, peu importe qui il puisse-t-être.

Je me suis posé beaucoup de questions, et je m’en pose encore plusieurs. Les réponses, quant à elles, ne viendront sûrement jamais.

Comme par exemple, pourquoi est-ce que l’assurance n’a jamais été prévenue ou évoquée par l’employeur pour couvrir son employé ? Les frais ont été couverts par la victime. Et bien honnêtement, d’après ce que j’ai pu entendre et glaner, je ne pense pas que l’assureur n’ai eu vent de rien, mais plutôt que l’indemnité soit allée chez quelqu’un d’autre. Car les prétendues bonnes attentions de certains aux égards d’autres, voulant laisser croire qu’il s’agit là d’un bon traitement et de faveurs, ne seraient-elles pas destinées à amadouer et calmer un peu les animosités pour que les questions se taisent finalement ?

Une entente ? Des amis ? Un petit moit-moit entre deux protagonistes, un mur psychologique et moral, et ce pauvre type n’en saura rien ?

Je n’en saurai rien non plus, ça c’est sûr. Mais les événements qui vont suivre pendant les 10 semaines à venir me permettront de faire fortement pencher la balance dans un sens ou dans l’autre, ça c’est certain !

Je n’ai qu’une chose à constater et une autre à dire : entourloupe ? oui, c’est certain ! Par contre, “oh my fucking bloody damned god”, ça ne se serait pas passé de la même manière si j’avais été la victime!!!!!

Aucune intention de me mouiller outre mesure pour un type dont j’ignore tout, jusqu’à son rôle dans affaire, mais il est clair que j’aurai été plus….virulent et rigoureux avec la loi à sa place…bref, suite au prochain épisode !

Publié par : sgougi | octobre 2, 2011

Vin Ouigour

Publié par : sgougi | septembre 25, 2011

La femme chinoise et son hachoir

Vendredi 23 septembre 2011 un sordide fait divers à entaché (c’est le cas de le dire) la vie de mon voisin du dessous, un Anglais d’une cinquantaine d’année.

Nous avons passé l’après-midi à faire un barbecue devant l’immeuble. Conversant agréablement avec le voisin du dessus, un Américain dans la même tranche d’âge. Très sympathique, nous discutions à trois, le temps magnifique, d’autres voisins en profitaient pour jouer une partie de poker sous la mosaïque d’ombre que nous procuraient les feuilles des arbres en cet après-midi de fin d’été.

Côtelette, patate ou encore poisson braisé, tout était là pour en faire un moment agréable de voisinage. Et ce fut, en effet, le cas. Certain vieillards, curiosité aiguisée par ces étrangers, se joignaient à nous, le temps d’un petit verre que nous leur offrions. Bref, tout se déroulait pour le mieux !

Le soir venu, je les ai invité à faire un peu de billard. Puis après deux ou trois parties, nous sommes rentrés. J’ai vaqué à mes occupations, et eux, aux leurs.

Fin de l’histoire.

Enfin, en ce qui me concerne.

Le lendemain matin, je reçois un message du voisin du dessus, l’Américain, qui me dit qu’il a passé la nuit à l’hosto et que l’Anglais s’est fait charcuté au hachoir par sa petite-amie.

J’ai d’abord pensé à la blague…mais bon, on ne blague que très rarement sur ce genre de sujets, d’autant plus quand on est vieux.

Retour en arrière.

Vendredi 23 septembre, 19h50.

Nous sommes à la salle de billard, fatigué, je les quitte pour rentrer directement, encore beaucoup de travail m’attendait.

20h10, c’est à leur tour de rentrer.

20h20, ils sont dans leurs appartements respectifs.

20h21, l’Américain se défroque et se prépare à faire sa vaisselle.

20h25, il entend une femme tambouriner à sa porte en criant son nom.

20h26, refroqué, il ouvre la porte, mais il n’y a plus personne. Toutefois, il pense avoir reconnu la voix de la petite-amie du voisin du dessous, l’Anglais, il décide donc de prendre ses clefs et de descendre voir ce qu’il se passe.

20h28, le voilà au rez-de-chaussée. La porte est entrouverte. Lin, une serpillère à la main est en train d’éponger le sang qui forme une mare d’une surface de plusieurs mètres. L’Anglais, assis sur une chaise, un bras enveloppé dans une serviette rouge, le supplie d’appeler la police, sa copine vient de lui trancher la main à coup de hachoir. Toutefois, l’Américain un peu plus pragmatique que son interlocuteur, conscient de la gravité de la blessure, dont le sang continue à jaillir, juge plus utile et vital d’aller d’abord à l’hôpital, ce qu’il adviendra de cette femme, est, à cet instant précis, secondaire.

20h45, Dans l’ambulance, l’Anglais lui raconte ce qu’il s’est passé.

“Je suis rentré du billard, et Lin était là, à l’intérieur, de la fumée lui sortant par tous les trous du visage (7). Furieuse, car le wifi ne fonctionnait plus, elle ne pouvait plus surfer sur internet et elle semblait persuadée que je l’avais coupé exprès pour l’importuner en partant au billard. Elle a pris l’ordinateur portable (le mien, pas le sien) et l’a violemment jeté contre le sol. Puis, dans un accès de fureur, elle a pris le hachoir et m’a frappé avec. Je n’arrive pas à me souvenir où elle a essayé de frapper, j’ai juste eu le réflexe de mettre mon bras en opposition.”

On peut supposer que les litres de sang perdus ont dû la faire revenir à la réalité et qu’elle se rendit subitement compte qu’elle venait presque de tuer un homme. Cela à dû la pousser à chercher de l’aide. La seule personne dont elle connaissait le nom aux alentours, vue son asociabilité extrême, faisant qu’en 3 mois, je ne l’ai aperçu que deux fois.

L’Américain, m’a bien expliqué le surréalisme de la scène quand il est descendu et est entré dans l’appartement. Ce que j’en ai vu le lendemain à tout confirmé. Elle était là à éponger le sang, à essayer de nettoyer et désinfecter les pièces pour qu’il ne reste aucune trace de son méfait. Il avait du mal à réaliser ce qu’il voyait. Et ce pauvre homme avachi, à moitié saoul assis sur une vieille chaise en bois dont le sang ruisselait sur chaque nervure. Elle épongeait, ignorant complètement le monde qui l’entourait alors.

Le lendemain, j’ai fait une inspection de l’appartement avec l’Américain. Les couteaux avaient disparus. Un des ordinateurs portables aussi (celui encore en état de marche), le réflex Nicon aussi. Dans sa cohue toutefois, à nettoyer les sols, elle avait négligé les murs, les plafonds et l’arrière des portes. Du sang séché maculait encore un nombre incalculable d’endroits. Et la mosaïque ombragée et si bucolique de la veille avait laissé sa place à une odeur âcre, subtil mélange de détergents et d’odeur de sang séché, qui tachetait désormais cet appartement d’une couleur pourpre noirâtre.

Pénétrant dans cet endroit, je fus saisi par une sensation assez incommodante. Celle d’avoir déjà vu ça. Celle de ne pas “imprimer” ce que je voyais. Que j’ai aimé New York Section Criminelle (Law and Order Criminal Intent) ! Ce que j’avais sous les yeux était semblable ! Et c’est là que le bât blesse ! D’avoir vu de si nombreuses fois des scènes tout aussi sordides, il devient très difficile de réellement comprendre que ce que l’on a sous les yeux est bien réel. Résulte bien d’une personne en assiégeant une autre, et non d’un quelconque montage cinématographique.

On pouvait toutefois sentir quelque chose de malsain, d’effrayant. Le temps était figé par le sang. Les éclaboussures sur les murs, les coins de portes, les pieds de chaises avaient figé le temps à la seconde précise de l’impact, où la lame avait franchi ces centimètres de non retour. On a beau retiré la lame d’un corps encore chaud, le cœur plein de regret, une fois qu’elle y a pénétré, il est trop tard pour revenir en arrière.

Et il semblerait que notre chère Lin l’ait bien compris en emportant les choses ayant le plus de valeur et les moins encombrantes, s’offrant ainsi une avance sur l’escapade dans laquelle elle doit probablement s’être déjà lancée.

48h après, l’Américain et moi avons cherché à rassembler les informations possibles à fournir à la police, si toutefois l’Anglais décide d’y faire appel. Mais il semblerait qu’en 7 ans de relation, dont une bonne partie de vie commune, il ne sache vraiment pas grand chose à son sujet. Incapable de parler chinois, il ne sait donc même pas écrire son nom…que dis-je, il semblerait même qu’il ne connaisse pas son nom de famille. Pas plus que sa famille qu’il n’a jamais rencontré, ne parlons pas d’adresse. Il semblerait qu’il y avait un scan de ses papiers d’identité dans l’ordinateur…qui a fini écrabouillé au sol….! Je vais voir si j’arrive à en récupérer quelque chose.

Mais vu ainsi, ça ressemble presque à un acte prémédité de très longue date, et si pas prémédité, tout au moins envisagé, tant la brume qui entoure ce personnage est épaisse. Jamais elle ne sortait, ne parlait aux gens. Tout ce qui pouvait la trahir est sans doute enfermé dans ces ordinateurs sur lesquels elle passait la majeure partie de son temps. Ces QQ et autres réseaux sociaux chinois doivent sûrement renfermer le secret, l’explication de cet acte, de ce passage à l’acte, de la réflexion qui l’y a mené.

Je me demande ce qu’il va se passer. S’il va se passer quelque chose. Reste-t-on impuni en Chine d’un crime ? La réponse est assez claire malheureusement. Il semblerait que si la machine populaire ne se mette pas en route, beaucoup de crimes restent impunis. Et avec si peu d’informations sur un coupable, dans un pays si grand et si peuplé, la traque me semble tout bonnement impossible sans engouement populaire.  Ce même engouement qui a forcé à maintes reprises déjà, les autorités à consacrer plus d’efforts dans la traque du crime, organisé ou non, du paysans au diplomate.

Je scrute les fenêtres en me disant que les criminels reviennent toujours sur les lieux du crime. Je vois encore son visage vendredi après-midi, levant les yeux de son écran, me demandant si j’avais besoin d’un coup de main pour retirer des bières du frigo.

Aurai-je dû être policier ? J’en ai souvent rêvé…

Publié par : sgougi | septembre 17, 2011

Le village au restaurant unique

有一个村子只开一个饭店,所有人都必须去那家饭店吃饭。

村民:为什么不引进更多的饭店呢?
小二:我村处于发展阶段,多饭店容易乱不适合我们,所以我们要一饭店制。

村民:但是这菜太难吃了啊!
小二:我们饭店才发展多少年啊,在怎么不好也是我们自己的饭店啊。

村民:但是能不能便宜点啊!
小二:这个不符合我们村情,饭店也要发展。

村民:但是饭店的管家都开上奔驰了。
小二:这是高薪养廉。

村民:但是去年你把饭店盈利的钱都借给别的村了啊。
小二:这是个村策,你不需要关心。

村民:听说上个采购员拿买菜的钱跑别的村去了。
小二:那样的员工只是少数的。

村民:上次的包子里有沙子怎么回事啊?
小二:放心,已经把那个没证的厨师赶走了。

村民:那为什么出这么多问题,还要挂上优质称号呢?还对外称人人都吃的很满意。
小二:你是帮谁说话?饭店白养你了!

村民:粮食是农民种的,饭店是工人盖的,厨师也是我们小民出身的。
小二:你看现在M村正在欺负L村呢。M村真霸道。

村民:我现在连饭都吃不好,这些事和我有什么关系啊,那为什么别村的饭店就没这么多问题呢?
小二:一说自己村就是什么都不好,一说别的村就什么都好。你个卖村贼!!

Source : Sina Weibo

Publié par : sgougi | septembre 13, 2011

Couchsurfing en Chine !!!

Voilà, je rentre de quelques jours à Xian, dans la province du Shaanxi. Ville ô combien célèbre, ne serait-ce que pour les incultes tels que moi, depuis Tomb Raider (3 je crois ?) et la dague de Xian, qui se passait en grande partie en Chine (peut-être le 2 en fait).

Enfin bref, je suis parti sur Xian pour le weekend du festival de l’automne. Le temps fut bien décidé à nous gâcher la partie, et jusqu’au départ lundi matin pour rentrer, il a plu en continu pendant….72 heures !

Dans le train du retour, je n’ai eu de cesse de me repasser les film de ces trois jours. Plus particulièrement des moments passés en compagnie de mes hôtes. J’en suis arrivé à une première conclusion, vite écartée : mes premiers hôtes à Taïwan furent si géniaux, qu’à côté, n’importe qui passerait pour quelqu’un de bizarre et mal élevé….Ils étaient en effet géniaux ces Taïwanais, mais je ne pense pas que ce soit cela qui doivent expliquer ce que j’ai vu, vécu et ressenti ces quelques jours.

J’ai donc été hébergé dans l’Est de Xian, par des couchsurfeurs relativement nouveaux, mais, semble-t-il, ayant déjà pas mal utilisé le site. Je me suis donc dit “nice, ça va être fun ! on va pouvoir faire des trucs à quatre !” (sans arrière pensée).

Mouais…ça a commencé très mal. La nana, m’a donné un faux numéro de téléphone et des instructions pour arriver chez elle erronées. Il n’y avait de bon que l’adresse. Après avoir craché une course de taxi assez exhorbitante, qui aurait pu être évitée si la couchsurfeuse avait été capable de m’indiquer clairement comment me rendre chez elle, arriva le moment de la rencontre. Un plus furtif “hello” et puis pas un mot, marchant 5 mètres devant à l’allure élevée pour être sûr que je ne risque pas de les rattraper ni de leur parler (oui, ils sont deux, elle et son mari, la belle paire!).

Pour seules salutations, une fois arrivé chez eux, ce fut “enlevez vos chaussures” ! Si je n’avais pas forcé la main, je n’aurai même jamais su leurs prénoms, et ils n’ont pas semblé bon d’apprendre les nôtres (nous étions deux aussi, bien entendu, signifié dès la demande de couch).

On nous a offert un verre d’eau,puis, malgré le fait qu’ils aient deux chambres différentes avec des lits, on nous a offert le sol du salon. Bon, ça, à la limite, mais là encore, aucune explication. Ils se sont ensuite enfermés devant leur ordinateur sans mot dire. Un peu blasés, j’ai décidé d’aller sortir manger quelque chose, et à notre retour, elle dormait, ça ne changeait pas grand chose de toute façon, vu la non présence démontrée jusqu’à présent.

Puis, entre en jeu son mari. Apologiste de la bourse et de comment plumer son prochain en toute bonne conscience. Du haut de ses 29 petits printemps de jasmin, de Prague, ou quoi que ce soit d’autre, s’il a retenu une seule chose du haut de sa posture, c’est “si pour aller plus haut je dois te tirer dans le dos, alors je viderai mon chargeur pour être sûr d’atteindre le sommet”. Une aberration humaine, qui plus est dans ce qu’est censé être les principes de base du Couchsurfing.

Mais, passons. Car le plus beau reste à venir. Après nous avoir fait son super étalage de culture à coup de “Fabuleux destin d’Amélie Poulain” ou “Ocean’s Eleven”, son petit cours d’histoire….si je n’avais pas été historien de formation, j’aurai peut-être eu envie de répondre, mais les cours de philosophie n’ont pas servi à rien et de celui qui se tait le premier qui l’âne, j’ai décidé que ce devait être celui qui voudra coûte que coûte avoir raison.

Entre sa théorie selon laquelle le peuple ne doit pas avoir accès à l’information et ne pas savoir ce qu’il se passe chez lui ou ailleurs, car il est trop bête pour comprendre et risquerait ainsi de se révolter ou de poser des question embarrassantes et celle où le salut de l’homme moderne se situe dans sa capacité, ou non, à acheter de l’or, j’en ai eu assez.

Trois nuits furent passées la-bas, et j’ai vite préféré lire sur mon ipad quelque David Brin ou Francis Neilson plutôt que d’écouter ses âneries débilitantes.

Le couchsurfing en Chine ? Mouais, les expériences que j’avais lors de certains meeting à Wenzhou n’étaient déjà pas bien reluisantes, mais avec cela au palmarès, je commence à me poser de sérieuses questions. Si des jeunes de 27 et 29 ans (plus très jeunes à cet âge-là ? Mais si, voyons !) peuvent avoir des manières de penser pareilles, mince alors, ils auront consommé un bout de cette foi que je porte en l’être humain et en sa capacité à être bon.

Et je pense que le clou de l’histoire se situe dans ma question très simple de : “Pourquoi avoir rejoint Couchsurfing ?” La réponse est édifiante et en image !

 

 

Bonjour,

 

D’abord, je déconseille cet article aux plus jeunes, surtout le visionnement des vidéos. Elles peuvent, sincèrement, heurter la sensibilité des plus jeunes d’entre nous.

 

l’heure est grave ! Si le décès ne date pas d’aujourd’hui, c’est aujourd’hui que je me rends compte que le net vient de perdre un de ses monuments. Un des ses icônes qui le peuplait, apportant sa touche depuis des années. Sa touche ? Une touche glauque, morbide, malsaine, perverse, couplé d’un certain humour noir à l’anglaise comme seuls les Anglais savent le faire.

Fat-Pie est mort, le site est down. Ca ne vous dit rien ? Normal. Et le nom de David Firth ? Toujours rien ? Toutefois, j’ose espérer que le nom de Salad Fingers, de Spoilsbury Toast Boy ou encore de Milkman vous évoque quelque chose.

Je me sens bête, d’avoir regarder le travail de cet animateur sans jamais copié son oeuvre sur mon disque dur pour qu’il est reste quelque chose chez moi ! Heureusement, certains l’ont fait, et on peut en retrouver des bouts sur Youtube.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à découvrir. Toutefois, je vous préviens, âmes sensibles s’abstenir, et si j’étais vous, je mettrai les enfants en bas âge dans le placard, un coussin sur les oreilles, jusqu’à la fin du visionnage.  Et pour ceux, comme moi, qui connaissent déjà, c’est un peu comme Candy ou les Musclés, moment “nostalgie” !

 

Salad Fingers 1 (l’histoire d’un homme aux doigts en feuille de salade)

 

 

Spoilsbury Toast Boy 1 (l’histoire…..euhh…..d’un jeune garçon qui vit dans un monde “envahi”)

 

 

Milkman (la chanson du livreur de lait)

 

Publié par : sgougi | septembre 3, 2011

Exotisme

Dans ce pays surpeuplé qu’est la Chine d’aujourd’hui, il y a une période de la journée que j’affectue particulièrement. C’est celle où la nuit tombée, les gens se font plus éparses dans les rues, où le tumulte de la circulation se fait plus distant, où il devient possible de se sentir isolé pour mieux se retrouver. Il devient possible, alors seulement, de s’asseoir sur un muret et de contempler la pénombre, dans la pénombre, ce moment où les Chinois trouvent leur intimité. Les corps se rapprochent, des gens s’enlacent. Et la cohue frénétique qui s’empare d’eux toute la journée durant semble ainsi s’estomper pour laisser place à quelque chose de plus sain, de plus naturel, de moins pécunier. On entends les mioches jouer, crier, des jeux qui émergent de la pénombre, autrement plus palpitant, plus effrayant que ceux de la journée.
Il y a une sorte de lenteur qui s’installe, une lenteur commune à tous les pays, tous les peuples que j’ai pu croiser jusqu’à présent. La nuit répand cette chose qui sait ralentir et apaiser les gens, lorsqu’elle ne les plonge pas dans l’angoisse.
Ainsi, je prends plaisir, à contempler ce monde qui se calme, qui quitte son agitation l’espace d’un instant, se plonger dans un livre sous la brise légère d’une fin d’été en Chine. Interrompre ma lecture, pour écouter le fredonnement du vent dans les feuilles des arbres, les murmures des amoureux qui profitent de l’acalmie, des chuchotements des enfants qui s’effraient de leur ombre.
Il y a quelque chose d’insaisissable dans cet instant, si insaisissable qu’on le sait là, sans pouvoir pour autant comprendre ce qui nous fait plus sensible à ce qui nous entoure. Peut-être un peu plus d’humanité,peut-être un peu plus de poésie dans un pays, où malheureusement, elle semble avoir perdu la place qu’elle occupait auparavant.
Ce sont ces moments-là, ces petites pépites de communion avec moi-même, avec ce que je ne vois pas, que je ne saurai percevoir et qui fait que j’aime être là où je suis, qui fait que j’aime la Chine et ses Chinois, qui bien qu’ayant encore beaucoup à apprendre, et ils apprendront sûrement, qui trouvent certains instants, pour reposer, l’ame, égarée, d’un étranger sur leur terre.

Publié par : sgougi | septembre 3, 2011

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Voilà les mots-clefs des derniers mois et je dois dire que certaines m’ont quand même bien surpris !!! Je les ai donc surlignés en rouge !

Et je dois franchement avouer que je ne sais pas comment celui (je suppose que c’est un mâle) qui cherchait une “vidéo d’une taïwanaise en chaleur” a pu arriver ici….mais la palme reviens au doux rêveur espérant une récompense en billets pour avoir obtenu son brevet ! Entre en politique, t’as déjà trouvé la clef pour être élu ! Si les collégiens pouvaient voter, bien sûr !

Et si seulement google ou yahoo avait le pouvoir de retrouver un parapluie perdu à Tokyo avec des employés parlant français, ce serait franchement sympa! Voilà un piste pour la JR :)

Je suis aussi très fier d’avoir attiré un Russe sur mon blog, c’est sûrement une première. MErci.

Le “qui est allé a taiwan” est sympa aussi….j’imaginerai bien une liste qui donnerait les noms de toutes les personnes ayant fait une escale à Taïwan….celui qui dit que Taïwan est un pays de merde , y est cependant, probablement jamais allé !

Enfin bref, des fois, c’est rigolo un peu de regarder quels sont les mots clefs qui mènent à cet endroit.

 

PS : Je reste preneur si vous trouvez des vidéos portant ce nom, ah ah ah !!

Publié par : sgougi | août 29, 2011

De la superficialité des média d’information

Ces derniers jours, comme une à deux fois par mois, je pris mon courage à deux mains pour aller lire un peu des journaux que je ne lis que plus rarement, tel le Yomiuri Shinbun ou le Mainichi, le Taipei Times, The Economist, plus les quelques francophone que je consulte régulièrement tels que Rue 89, le Monde, Libération, le Figaro et dernièrement, un petit nouveau, Aujourd’hui la Chine.

Et si c’est une chose qui a déjà été dite à maintes reprises par beaucoup, il n’est jamais mauvais de rappeler, tristement certes, la médiocrité des journaux français. “Mettez le haro s’il vous plaît!” me direz-vous. Mais non, laissez-moi m’expliquer.

Si tout était déjà assez clair depuis longtemps, le dégout à commencé le 11 mars 2011 avec cet horrible enchainement de situations critiques au Japon et le dernier exemple de Nanmadol et Irene m’a insupporté au point qu’il faille évacuer cela d’une manière ou d’une autre.

Car la presse française est forte, très forte pour nous faire croire que l’actualité, l’information n’est qu’une place boursière où chaque jour a sa peine, marché volatile, effaçant celle d’hier et inexorablement vouée à l’oubli face à celle de demain.

Toutefois, force est de constater des inégalités. De même que la Société Générale perdait 15% il y a quelques semaines sur une rumeur (par essence, donc, infondée. cf. la définition de rumeur dans le dictionnaire),les situations calamiteuses et dangereuses d’Haïti ou du Japon ont laissé leurs places dans les journaux à des articles, bien souvent, stériles sur le sexe dans la campagne française chez les catholiques franciscains de plus de 40 ans de condition paysanne, ou encore des conséquences supposées de la migration des cocottes en papiers vers les cieux plus bleus des Baléares qui pourrait nuire aux touristes allemands qui ne pourront plus profiter des plages espagnoles ? (sujets inventés par moi, ne cherchez pas les articles correspondant.)

Force est de constater un problème, que je ne nommerai pas, avec notre presse. Car la situation au Japon est dramatique, au moins autant qu’au premier jour si ce n’est pire. Les travaux de reconstruction, de nettoyage de cette catastrophe nucléaire, quoiqu’on en dise, sont tout simplement impossibles. Et ce sont des terres de désolation qui vont s’offrir au peuple japonais pour des décennies à venir. Êtes-vous allé faire un tour en Ukraine dernièrement ? Regardez un peu ! Le nord du Japon est dans un bien pire état, les densités de populations et les spécificités topographiques rendant la situation bien plus gênante pour un pays en manque cruel de place et de terres agricoles, il ne pouvait guère se passer d’événement plus sournois et vicieux pour l’avenir du Japon.

Pour ceux que la langue japonais rebute, je vous invite ne serait-ce qu’à aller faire un tour sur le site du  Japan Times, qui permet un léger aperçu de la situation pour les anglophones.

“Haïti ? Qu’est-ce donc que cette bête là ?!” En effet, silence médiatique total pour un pays qui souffre encore de tous les maux et dont nos si belles et puissantes démocraties se sont portées garantes de la reconstruction…..il y a bientôt deux ans ! Vous êtes allé faire un tour sur les sites internet des ONG humanitaires sur place ? Tous leurs bilans sont catastrophiques et catastrophés! Non pas seulement par la situation réelle du terrain, mais par l’attitude des politiques et des média étrangers qui ont surtout pensé à leur image internationale au moment du tremblement de terre, pensant pour certains, pouvoir redorer leur blason dans la politique nationale en se servant de cet événement. Mais il s’agit de plusieurs centaines de milliers de gens, éparpillés, ici et là, dans une déconcertante souffrance.

Et la ronde des média s’est encore affairée cette semaine à une jolie parade, dont, bien que je la contemple depuis déjà longtemps, je n’en comprends toujours pas l’objectif. L’inondation d’information, ou de non information, sur la tempête tropicale Irene. Il me semble, à la vue des articles publiés dans les différents journaux français, que dès lors que l’un d’entre eux publie quelque chose, les autres se ruent pour publier un article sinon semblable, au moins similaire. Est-ce la peur de perdre des lecteurs, amis journalistes, qui vous fait agir de la sorte ?

Détrompez-vous, les lecteurs, ce qu’ils veulent, c’est de l’information, et la pluralité de l’information est un fait aujourd’hui. Qui ne lit plus qu’un seul journal ? Alors, démarquez-vous, faites votre travail en profondeur, arrêtez de publier à tout va avec des fautes jusque dans vos titres ! Ne parlons même pas des sources souvent fallacieuses…. Bref, prenez votre travail à coeur ! Mille milliard de mille sabords !

Vous savez qu’il s’en passe des choses dans le monde. Alors si pour les couvrir vous êtes obligés d’avoir recours à des moyens peu enviables, plutôt que d’écrire tous ensembles les mêmes articles en changeant l’en-tête du journal, ou de confier le travail à des amateurs sous pression, pourquoi ne pas revenir à un vrai travail d’information ? Vous savez, celui qui prend du temps et qui laisse le temps au temps de prendre le temps qu’il lui faut pour que la qualité émerge.

Vous savez, un ami, en colère, Nanmadol qu’il s’appelle. Il a fait sa fête aux Philippines et à Taïwan, fatigué….il se sentait quand même de faire aussi celle d’Irene, mais personne ne lui a tendu le micro.

Sachez que, lorsque les projecteurs sont toujours tournés au même endroit et avec le même angle, on finit par aveugler. Libre à vous de choisir, mais je ne me galvaniserai pas d’avoir une horde de lecteurs aveugles, et même si cela ne me nourrira pas, je serai toujours bien plus heureux avec ma poignée de lecteur qui lisent encore les yeux et l’esprit grands ouverts.

Pfiou, ça fait du bien !!

Ciao!

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