Publié par : P-E | septembre 13, 2011

Couchsurfing en Chine !!!

Voilà, je rentre de quelques jours à Xian, dans la province du Shaanxi. Ville ô combien célèbre, ne serait-ce que pour les incultes tels que moi, depuis Tomb Raider (3 je crois ?) et la dague de Xian, qui se passait en grande partie en Chine (peut-être le 2 en fait).

Enfin bref, je suis parti sur Xian pour le weekend du festival de l’automne. Le temps fut bien décidé à nous gâcher la partie, et jusqu’au départ lundi matin pour rentrer, il a plu en continu pendant….72 heures !

Dans le train du retour, je n’ai eu de cesse de me repasser les film de ces trois jours. Plus particulièrement des moments passés en compagnie de mes hôtes. J’en suis arrivé à une première conclusion, vite écartée : mes premiers hôtes à Taïwan furent si géniaux, qu’à côté, n’importe qui passerait pour quelqu’un de bizarre et mal élevé….Ils étaient en effet géniaux ces Taïwanais, mais je ne pense pas que ce soit cela qui doivent expliquer ce que j’ai vu, vécu et ressenti ces quelques jours.

J’ai donc été hébergé dans l’Est de Xian, par des couchsurfeurs relativement nouveaux, mais, semble-t-il, ayant déjà pas mal utilisé le site. Je me suis donc dit « nice, ça va être fun ! on va pouvoir faire des trucs à quatre ! » (sans arrière pensée).

Mouais…ça a commencé très mal. La nana, m’a donné un faux numéro de téléphone et des instructions pour arriver chez elle erronées. Il n’y avait de bon que l’adresse. Après avoir craché une course de taxi assez exhorbitante, qui aurait pu être évitée si la couchsurfeuse avait été capable de m’indiquer clairement comment me rendre chez elle, arriva le moment de la rencontre. Un plus furtif « hello » et puis pas un mot, marchant 5 mètres devant à l’allure élevée pour être sûr que je ne risque pas de les rattraper ni de leur parler (oui, ils sont deux, elle et son mari, la belle paire!).

Pour seules salutations, une fois arrivé chez eux, ce fut « enlevez vos chaussures » ! Si je n’avais pas forcé la main, je n’aurai même jamais su leurs prénoms, et ils n’ont pas semblé bon d’apprendre les nôtres (nous étions deux aussi, bien entendu, signifié dès la demande de couch).

On nous a offert un verre d’eau,puis, malgré le fait qu’ils aient deux chambres différentes avec des lits, on nous a offert le sol du salon. Bon, ça, à la limite, mais là encore, aucune explication. Ils se sont ensuite enfermés devant leur ordinateur sans mot dire. Un peu blasés, j’ai décidé d’aller sortir manger quelque chose, et à notre retour, elle dormait, ça ne changeait pas grand chose de toute façon, vu la non présence démontrée jusqu’à présent.

Puis, entre en jeu son mari. Apologiste de la bourse et de comment plumer son prochain en toute bonne conscience. Du haut de ses 29 petits printemps de jasmin, de Prague, ou quoi que ce soit d’autre, s’il a retenu une seule chose du haut de sa posture, c’est « si pour aller plus haut je dois te tirer dans le dos, alors je viderai mon chargeur pour être sûr d’atteindre le sommet ». Une aberration humaine, qui plus est dans ce qu’est censé être les principes de base du Couchsurfing.

Mais, passons. Car le plus beau reste à venir. Après nous avoir fait son super étalage de culture à coup de « Fabuleux destin d’Amélie Poulain » ou « Ocean’s Eleven », son petit cours d’histoire….si je n’avais pas été historien de formation, j’aurai peut-être eu envie de répondre, mais les cours de philosophie n’ont pas servi à rien et de celui qui se tait le premier qui l’âne, j’ai décidé que ce devait être celui qui voudra coûte que coûte avoir raison.

Entre sa théorie selon laquelle le peuple ne doit pas avoir accès à l’information et ne pas savoir ce qu’il se passe chez lui ou ailleurs, car il est trop bête pour comprendre et risquerait ainsi de se révolter ou de poser des question embarrassantes et celle où le salut de l’homme moderne se situe dans sa capacité, ou non, à acheter de l’or, j’en ai eu assez.

Trois nuits furent passées la-bas, et j’ai vite préféré lire sur mon ipad quelque David Brin ou Francis Neilson plutôt que d’écouter ses âneries débilitantes.

Le couchsurfing en Chine ? Mouais, les expériences que j’avais lors de certains meeting à Wenzhou n’étaient déjà pas bien reluisantes, mais avec cela au palmarès, je commence à me poser de sérieuses questions. Si des jeunes de 27 et 29 ans (plus très jeunes à cet âge-là ? Mais si, voyons !) peuvent avoir des manières de penser pareilles, mince alors, ils auront consommé un bout de cette foi que je porte en l’être humain et en sa capacité à être bon.

Et je pense que le clou de l’histoire se situe dans ma question très simple de : « Pourquoi avoir rejoint Couchsurfing ? » La réponse est édifiante et en image !

 

 

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