Publié par : P-E | juillet 17, 2014

We are all des assistés

Mon dieu mais dans quel pays suis-je donc tombé ?!

Tous les jours, ils sont partout : parasites, assistés, immigrés, sans papiers, chômeurs, retraités, cadres supérieurs…ah non, pas les cadres supérieurs, mais presque chaque autre, oui, c’est ça, les salauds!

Il est bien joli de critiquer les assistés du système, mais quand on voit à quel point il est difficile de ne pas en être un ! Je suis outré! Outré que l’on veuille encore me mettre dans une case parce que je ne rentre dans aucune autre !

Ô mais ne vous méprenez pas, les assistés sont un business bien lucratif pour beaucoup, sans quoi cela ferait déjà bien longtemps que la situation aurait changé !

Mais à infantiliser et déresponsabiliser à longueur de journée, à niveler et à réguler à outrance, il ne faut plus s’étonner d’avoir une société où peu de gens osent encore agir à la mesure de leurs désirs. Une société où bien peu de gens savent même encore ce qu’agir veut dire. Bien vite me rattrape tout ce pourquoi j’étais parti….my god !
Et même pas un nuage à l’horizon.

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Personne ne s’en offusque au-delà de son canapé, avachi devant sa télé en bonne vache à lait.
C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
C’est le système, il faut faire avec.
Sois riche et tais-toi.
Quelle violence! Mais, quelle violence? Vous avez dit violence ?

Mais qu’il est dûr d’asservir des gens, de les rendre semblables à des poules en batterie n’ayant pour horizon que ce les barreaux de la cage, l’interstice entre les poutres du hangar veulent bien laisser filtrer.

Alors, elles sont de plus en plus nombreuses à fuir. Aux yeux de ces poules se montant les unes sur les autres, oui, elles sont des sales fuyardes, des traîtres à la soumission, à la nation. Encore de jeunes imbéciles charmées par les verts pâturages de contrées éloignées…ou bien voisines. Elles ont pris leur destin en main, ce sont donc des traîtres.

Mais qui sont-elles pour oser faire ce que moi-même je n’ai pas osé ? Ces petites connes! Et voilà qu’elles rentrent maintenant, même pas la queue entre les jambes pour faire pénitence, mais la besace pleine de conseils et de leçons ?

Ces Français sont pires que nos immigrés : on peut même pas les foutres dehors ceux-là !
Cassons-leur les jambes alors, ça sera sympa! Elles vont crier en plus, nous supplier de les épargner, nous, ceux-là mêmes à qui elles voulaient tant apprendre, ceux-là mêmes qu’elles aimaient tant reprendre! Ah tu vas voir qui va prendre cette fois ! Et la prochaine poule qui voudra essayer de se barrer de la cage, je te jure qu’on lui picorera les pattes qu’on pourra en faire du porridge pour ces fins gourmets d’Anglais !

Ouais, ça se passe comme ça la vie d’une poule en batterie, j’en ai croisé assez pour en avoir une vague idée.
Et je vous jure que si je n’avais pas décidé de me faire moins carnivore, je ferais un 大盤雞 monumental pour en terminer une bonne fois pour toutes !

« il n’est pas gage de bonne santé mentale que d’être bien intégré dans une société malade »

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