Publié par : P-E | janvier 2, 2015

Bonne année et bonne santé!

Voilà une nouvelle année qui se termine, et comme dirait l’autre : encore une de plus en moins. Nous sommes désormais aussi éloignés de l’an 2000 que de 2030, de mes 15 ans que de mes 45. Et quand la chose est ainsi dite, elle a un petit côté angoissant.
2014, comme toutes les années avant elle, a été pleine de surprises et de rebondissements, surtout par le fait que j’ai passé la majorité de mon temps en France. Ce retour est surtout synonyme de lourds relents nauséabonds d’amertume et de frustration. La vie dans ce pays est tout sauf naturelle. Les causes de mon retour non plus. « Rien ne se perd, tout se transforme » disait l’autre, enfin, un autre que l’autre précédent. Pourtant chaque jour passé dans cette France moribonde ne fait que me montrer un peu plus que ce pays se perd et semble avoir perdu la formule pour continuer à se transformer. Un dernier, avant le suivant, disait que la dictature est la démocratie parfaite. Il est encore une fois plus que temps de se poser la question qui dérange : que voulons-nous faire dans ce pays ? Dans cette vie ?
La question, bien sûr, ne dérange pas par sa complexité, mais simplement parce qu’elle oblige à prendre partie, à se positionner dans le débat. On peut choisir de ne pas parler, mais on ne peut pas se taire. Même seul, isolé et ignoré, l’être humain n’est jamais bien silencieux.
Il est aujourd’hui déjà trop tard pour se voir donner une voix en 2015, qu’ils disent un peu partout. Parce que la seule voie qu’ils veulent bien entendre est celle exprimée dans la noirceur des urnes qu’ils remplissent eux-mêmes. L’immaculé ne les intéresse pas le moins du monde, sauf lorsqu’il s’agit de blanchir cet argent qu’ils ont eux-mêmes sali.
2015, l’année de Retour vers le futur où nos chaussures se laçaient toutes seules et nos vestes ne craignaient plus la pluie. Schwartznegger dans Total Recall nous emmenait vivre sur Mars avec des femmes a trois seins. Mais non, 2015, c’est juste comme 2014 en un peu moins pire. Un peu moins de maladies, d’accidents aériens et un peu plus de travail. Voilà ce qu’on espère en 2015, enfin je crois.
2015 et encore une année de plus à lambiner, à larbiner, à s’uriner dessus face à l’immensité des échecs à venir, des frustrations anticipées et des départs involontaires. A jouer toute la journée on en oublie de faire tomber le masque et quand il se fissure, une fois la quarantaine bien installée, il est trop tard pour jouer les Robinson Crusoé ou se rêver en Georges Lucas. Dans notre sillage, bien souvent des êtres dépendent de notre capacité à nous renier. Son propre salut vaut-il la mise à mort de ceux qui se nourrissent de notre misère?
Alors, lorsque face au dilemme de se laisser dépecer pour engendrer ou d’assassiner pour exister, que faisons-nous? Bien souvent désormais on assassine pour mieux se laisser dépecer par ceux qui nous ont engendrés.
Échec et mat.

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