Murakami Ryu, Soupe de Miso

Hier j’ai eu la chance de réussir à trouver l’ebook de Murakami Ryu Miso Soup, ou Soupe de Miso, je ne suis pas sûr du titre français.

C’est un roman court, de moins de 200 pages. Il correspond complètement à ce que je recherche dans la littérature japonaise moderne. Similaire à Murakami Haruki ou encore Natsuo Kirino, c’est un roman sombre où se mêlent à brûle-pourpoint sexe, violence et désespoir, le tout nappé d’une amorce de réflexion.

L’histoire est simple, et pour ne pas en dévoiler les moments clefs et vous préserver le goût de la lecture, je la résumerai ainsi.

Un homme, Kenji, jeune adulte un peu perdu, sa petite-amie de 16 ans, lycéenne, c’est un crime, même au Japon. Cet homme à trouvé le business parfait en Asie de l’Est, exploiter la concupiscence des Européens et Américains pour leur faire découvrir les plaisirs charnels que la nuit tokyoïte a à offrir à quiconque dispose d’un budget décent prévu à cet effet.

On approche des fêtes de fin d’année et dans le journal, un tragique fait divers : une lycéenne est retrouvée démembrée dans des sacs poubelles dans une benne à ordure, tout porte à croire qu’elle pratiquait la prostitution à divers degrés.

Peu après, Kenji est approché par un client étrange, Franck, un américain en voyage d’affaire à Tokyo pour quelques jours et qui souhaite se faire plaisir.

L’intrigue tourne autour de la déconstruction psychologique du personnage principal, Kenji, lorsqu’il est confronté à une logique a-normale. Enlevant une à une les pièces du puzzle de la morale érigée par nos sociétés modernes, Kenji perd pied avec le bien et le mal tel que dispensés par les média.

Le livre s’achève sur une sorte de happy end tragicomique. J’ai dévoré ce livre en quelques heures et si le style est semblable à celui de Haruki Murakami, je rejoins un peu, après avoir finalement testé cet auteur, les critiques d’une amie japonaise qui reprochait à Haruki Murakami d’avoir tendance à s’étendre en longueur pour simplement aligner les mots, au détriment quelques fois d’une efficacité littéraire qui aurait plus été à même de se révéler dans un récit plus court.

Murakami Ryu est concis, son style est bref et percutant, bien peu de passages sont ennuyeux ou superflus. Tout cela rend le livre très attractif et on glisse rapidement, bras dessus, bras dessous, avec Kenji dans les affres de la noirceur de la société moderne japonaise. Bien que, selon moi, cette critique est applicable à la plupart des société occidentales « riches ».

Je vous invite à découvrir ce livre.

Murakami,Ryu-Miso soup

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