Mardi 21 août, 19h, Ita Shao

Mardi 21 août, Ita Shao, 19h

Je viens de terminer de manger. Un soba au poisson et aux champignons aussi bon que surprenant. Toujours dans Ita Shao, petit village avec un reste de tribu aborigène sur le bord du lac. La journée m’a semblé si longue que je ne sais pas comment la raconter.

M’étant couché tôt hier soir et à cause d’un sale clébard qui se prenait pour un coq, plus moyen de dormir après quatre heure. Après plusieurs essais pour me rendormir (en vain) je fini par me lever vers six heure. Merci Yao pour les prunes, elles ont très bien accompagné le thé et le Kougelhopf de la veille. Après avoir petit-déjeuné et pas mal glandé devant là télé, où j’ai appris la terrible et heureuse nouvelle de l’avion de la China Airlines qui a explosé au sol à Okinawa…Trop bien, je vole avec eux ! Bon, ils ont bien joué, aucune victime n’est à déplorer. J’ai finalement quitté ma chambre vers huit heure, huit heure et demi. Étant à Puli, j’en ai profité pour aller me planter au milieu de Taiwan, sur la stèle indiquant le centre géographique de l’île. J’y ai croisé un groupe de touristes japonais adorable, probablement des retraités et leurs petits-enfants. かっこいい!!がんばって!! qu’ils me répétaient à tour de rôle en me harcelant de questions. Très sympa comme rencontre! Je redescends toute la ville, j’attrape la route 21 et me voilà pédalant en direction du lac du soleil et de la lune. Et bonjour la galère!!! Même dopés(ce dont je ne doute plus ce soir) je ne sais pas comment ils font pendant le tour de France. Et que ça monte, et que ça monte, tout ça sous entre 32°c et 42°c selon les endroits! Combien de fois me suis-je maudit ? Maugréant, trimant, après près de deux heures j’atteins le village de Yuchih où je m’arrête au Familiy Mart pour faire un second petit-déjeuner et une petite pause de quinze minutes. Encore une bonne heure de galère plus loin, un tunnel plus tard et deux ou trois fausses joies, j’arrive enfin, et c’est peu de le dire, au lac du soleil et de la lune. Je prends le tour du lac vers l’Est et m’arrête près d’un énorme(arbre de ?) bambou. Deux jeunes taiwanaises se garent en voiture sur le parking adjacent. Rien de bien surprenant pour le moment. Je me repose là une bonne demi-heure soufflant, jurant, pestant, heureux, soulagé d’y être enfin. Je prends deux trois photos pour célébrer la victoire, car c’en est une au moins sur moi-même. Le combat autant physique que mental que j’ai livré ce jour-là, je ne suis pas près de l’oublier. Allez hop! J’étudie la carte et me rends compte que je dois faire le tour du lac par l’ouest pour rejoindre le camping. Casque sur la tête, mitaines enfilées, je prends mon sac et… les deux taiwanaises qui étaient dans leur voiture qui étaient en train de partir font marche arrière. Et c’est dans un anglais basique que s’en suivit une très divertissante rencontre ainsi qu’une séance photo sans fin mais très rigolote. Allez, après ces rires et ces flash je me remets en route pour de bon… mais pour la première fois je monte une (des nombreuses) côte à pied, si abrupte et puis mon corps qui commence vraiment à n’en plus pouvoir. Ce n’est que presque une heure plus tard que je me suis retrouvé assis à la table de ce restaurant aborigène où l’on mange très bien énormément de produits frais des environs. Un vieux couple d’américains de Chicago (mais sûrement d’origine taiwanaise) m’a aidé à commander et comme ils mangeaient à plusieurs ils m’ont fait profiter de leur surplus de champignons délicieux et de soupe de(racine de ?) bambou. Qu’est-ce que ça m’a fait du bien! J’étais tellement épuisé que tout mon corps tremblait. Et ça a duré un certain temps. Re-étude de carte, le camping se trouve juste avant l’entrée du village. Je fais donc demi-tour et vais prendre un emplacement. Je suis le seul client je crois(ça devient une habitude) et comme il pleut je décide de poser ma tente à l’abri, entre les douches et les toilettes…que je n’utiliserai pas! Il est 15h30, la tente est montée, et allongé à l’intérieur à me reposer avec un peu de musique je passe mon après-midi… si il n’y avait pas eu ces putains de clébard qui ont pour seul passe-temps : gueuler. Une balle et je me serai fait les trois d’un coup tellement ils ont bercé mon repos.

Et me revoilà. Dans ce restaurant où j’ai bien mangé. Le japonais peut servir finalement vu que c’est dans cette langue que j’ai pu commander. Et voilà que l’on vient de m’offrir des poires. Je crois que ces gens sont aussi agréables que leurs chiens sont insupportables. Il fait nuit. Il pleut. Je vais aller me coucher.

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