Vendredi 24 août, Puzih, 20h45

Vendredi 24 août, Puzih, 20h45

Encore une journée bien complète aujourd’hui. J’ai pris le bus ce matin, tout seul, comme un grand. Et je me suis sûrement fait avoir. Il ne m’a pas dit le prix alors je mets une pièce de 50$ dans la boite… et pas de monnaie qui tombe. Bah tant pis, la prochaine fois je demanderai le prix.

Une grosse demi heure plus tard me voilà à Chiayi, à la gare. J’en profite pour demander un plan de la ville et des environs au bureau d’information pour touriste qui se trouve dans la gare. Puis, après avoir un peu cherché, me voilà au centre culturel de Chiayi à visiter un musée consacré à la poterie Koji. En fait tout le monde en a déjà vu mais personne n’en connaît le nom. Ce genre de poterie chinoise que l’on voit un peu partout en fait, avec des dragons à moustaches, des pêcheurs grassouillet ou encore des soldats à hallebarde…Y avait quelques trucs jolis mais ce n’est pas vraiment mon dada à moi ça. Ensuite je suis allé faire un tour dans un centre commercial nommé « idée ». Rigolo, on y voit pleins de marques françaises avec un joli « Paris » sous leur nom dont pour la plupart je n’ai jamais entendu parler.

Vers 12h30 je me suis dit que je devais peut-être me mettre en route et je me suis bien fait rire. En partant de l’appartement de Cheng je me suis dit : « C’est bon, je n’ai rien oublié ». En fait, à part mon compteur j’avais tout oublié. Il faisait une chaleur étouffante, on aurait que l’on me soufflait de la vapeur à la figure. Près de 43°c et avec une sueur si salée qu’elle me brûle les yeux et blanchit mes habits. Après une bonne heure trente de vélo, un petit arrêt à l’aéroport de Chiayi et une petite photo du monument marquant le tropique du cancer que j’ai franchi aujourd’hui, me voilà de retour à Puzih, cherchant désespérément le magasin que Cheng m’avait montré la veille au soir pour y acheter des chaussures. En vain, j’ai tourné en rond sur 15km pour le trouver et ça n’a servi à rien. Voyant des nuages au loin dans la direction de l’appartement je décide de rentre le plus vite possible. Trop tard. Je suis sur une route quasi déserte et des trombes d’eau se mettent à tomber; je me jette sous le premier abri que je vois. Je tourne à droite, ça descends, je tourne encore à droite, je vois un toit, j’y file. Je suis à l’abri ! 3 mètres plus loin, deux types boivent du thé, assis, je suis chez eux, dans leur temple personnel. Ils m’invitent à boire du thé avec eux le temps que la pluie ne s’arrête. Ils ne parlaient que chinois, les échanges furent donc limités malgré nos nombreux essais mutuels. Puis deux jeunes hommes sortant de la maison et l’un des deux vient me parler. En anglais. Il semblerait qu’il soit étudiant et ait étudié en Afrique du Sud pendant deux ans ce qui explique ses restes d’anglais. On a pu papoter un peu, c’était sympa. Je dois dire que l’idée du français de 22 ans qui vient faire le tour de Taïwan à vélo en plein saison des pluies les surprend toujours… Avant que je ne reparte ils m’ont gentiment donné un K-way parce que ça aussi je l’avais oublié… 20 minutes plus tard je suis devant l’immeuble. Le mauvais en fait. Après une bonne vingtaine de minutes à me démêler avec les gardiens de la zone et de l’immeuble qui bien sûr ne parlent que taïwanais ou mandarin. Par bonheur, le garde qu’on avait vu hier soir se pointe et me reconnaît! Finalement ils me suivent tous dans l’ascenseur jusqu’à l’appartement. J’appuie sur l’étage au hasard n’étant pas sûr et pas mal nerveux. Coup de chance le premier choix fut le bon et quand j’ai ouvert la porte ils ont bien vu que je ne mentais pas. Enfin de retour en milieu familier !

Ça fait du bien. Je dois avouer que ces vingt minutes de stress avec les gardes n’étaient pas du tout dans mes plans. Je m’étais pris quelques gâteaux pour squatter l’ordinateur, décontracté en attendant que Cheng ne rentre. Bref, un peu foiré l’interlude zen. Bon, finalement je me prends une douche et puis comme je suis seul, je reste torse-nu pour combattre un peu la chaleur. Je nettoie un peu l’endroit et me pose devant l’écran avec mes friandises.

Ding dong

« ???!!!! »

Je cours à la porte et je regarde dans l’oeil de la porte pour y voir une femme. La Femme ! Merde ! Je cours prendre un truc à me mettre sur le dos : le T-shirt crade, puant et trempé que j’avais aujourd’hui et je file ouvrir la porte. Et voilà que la femme de Cheng, leur fils de sept mois et la mère de Cheng sont là. Sans oublier le mini chien ! V’là la surprise ! Il ne m’avait rien dit le Cheng. Au final leur petit bout est très chou et rigolo, il essaie même de marcher, mais le ne tient même pas debout…Trois générations sous le même toit. Ce n’était pas du pipeau.

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