Dimanche 26 août, Jibei, junior high school, 19h40

Dimanche 26 août, Jibei, junior high school, 19h40

Hello ! Alors aussi sûr qu’hier ne fut pas une fantastique journée, aujourd’hui fut une journée vraiment sympa. Reprenons :

Hier matin je quitte Puzih en direction de Budai, mon présumé port pour filer droit sur les îles Pescadores. La matinée ne commençait pas si mal quoi qu’un peu chaude. Et au final, après plusieurs centaines de kilomètres dans les jambes sans jamais faire de break je finis par ne plus jamais être vraiment en forme. En fait ce trajet, bien que court et sans embûche, fut quand même assez difficile. Environ 30 kilomètres sous à nouveau 40°c, à la longue ça finit par épuiser. Cependant les taïwanais étant fidèles à eux-même je ne compte plus les encouragements que je reçois de la part des automobilistes, des grand-pères à scooter ou des enfants sur les banquettes arrière. Y a pas à dire, ça redonne toujours le sourire ça. Surtout les hommes d’un certain âge à scooter qui tapent la discute avec moi alors que je m’évertue à leur dire que je ne comprends rien . Que veux-tu ? C’est comme ça.

L’arrivée à Pudai était quand même pas mal attendue quand j’y repense. J’étais assez soulagé quand j’ai vu le panneau « Budai Port 1km ». 850. Non, pas le nombre de kilomètres mais le prix pour la traversée. Merci Rough Guide de t’être planté de 200$. Dans le mauvais sens du terme. Ce qui nous fait donc Pudai-Magong 850$ pour environ 1h15 de bateau. Sur une mer, qui il faut le dire, bouge assez malgré son aspect platonique. Va savoir si c’est pas le bateau qui ferait pas exprès de bouger. Bien sûr je vais me poser en première classe. Je ne savais pas que c’était la première classe au départ, je m’étais juste dit « ah ! L’étage ça me tente bien ! ». Quarante sièges. Six personnes : un couple et leur deux enfants, moi et le gardien de la première classe. Je pose mes affaires tout devant, me pose juste derrière et commence à chercher mes pilules contre le mal de mer. Quand tout-à-coup le père m’adresse la parole en anglais. On discute ainsi quelques minutes, j’apprends entre autres que les pilules contre le mal de mer sont généralement à prendre trois heures avant le départ. Il reste un quart d’heure, c’eût put été pire(<- ça se dit ça ???). Puis vient le tour du dernier acteur : le gardien. Il vient vers moi et me fait signe de lui montrer mon billet. J’ouvre donc mon sac pour en sortir mon billet lorsque le père des deux enfants sort un truc en chinois au type, qui me dit maladroitement « ok, ok! », se retourne et s’en va. Je ne sais pas ce qu’il lui a dit, mais ce fut efficace. Nous voilà prêts à partir, tous dopés aux anti-vomitifs et les enfants plus excités que jamais. Mouarf ! Pas bien longtemps ! Comme prévu ça bougeait pas mal. La petite fille a vite compris : dodo. Bien vite suivie de ses parents. Tandis que le frère, me rappelant un peu le mien pour je ne sais quelle raison, se croyait dans un manège à sensation. Bon c’était un peu ça, du euromir pendant 70 minutes. Mais à pas vouloir se calmer et ben splash ! Trente minutes plus tard son petit-déjeuner était dans le sachet. Et au lieu d’avoir droit à des « Ouhhhhhh » à chaque mouvement du bateau comme c’était le cas au début, on eut droit à des « bwahhgrlrps »… classouille !

Le temps était très couvert voire plus que sur Taïwan. J’arrive à Magong un peu déçu par la météo et me mets un peu à tourner dans la ville. En fait je cherchais le Freud Pub. J’ai bien du tourner trente minutes sans rien trouver et au moins autant pour trouver mon hôtel. Sept cent dollars la chambre dans ce Jhoncing hotel. Ca va, pas trop mal comme endroit pour quinze euros, par contre le personnel ne parle absolument pas anglais ce qui limite l’échange, environ au néant. Certaines choses surprenantes habitent cette ville. Surtout lorsque l’on est un peu inculte en histoire comme moi. 1885. Unique indice! Je suis allé me balader sur la baie de Magong mondialement connue par les véliplanchistes pour ses vents puissants et constants. Le sois venu je suis allé au Sha Ai Zhuang pour goûter leurs pâtes au cactus. Manque de pot ils n’en avaient pas ? Plus ? En fait il ne leur restait pas grand chose alors j’ai dû me rabattre sur des italian noodles. Heureusement ça n’avait rien à voir avec un plat italien ! Le décor de ce restaurant est vraiment bien fait : on est dans des sortes de petites loges très romantiques. Le genre d’endroit où aller à deux. Le soir j’ai regardé un film chinois qui expliquait que faire l’amour avant dix-huit ans c’est mal ! Bonne nuit !

La nuit est passée et nous sommes désormais dimanche.

Vraiment indécis sur le programme de ma journée n’ayant vraiment su faire de choix la veille. J’opte finalement pour aller voir l’aquarium de l’archipel, une quinzaine de kilomètres au nord de Magong. C’est d’ailleurs en partant de Magong en passant à côté d’un chantier que je vais me prendre de petits débris qui vont venir se loger sous ma paupière et me faire mal toute la journée durant. Moralité : évitez de passer près des chantiers à vélo. Donc, je continue, ou commence, à pédaler vers le nord, le long de la route 203. Suivant les quelques indications parsemées ça et là pour se rendre à l’aquarium. Après plus d’une heure de vélo, toujours pas d’aquarium et d’ailleurs je ne l’ai jamais trouvé, en revanche je suis désormais dans le village où se situe le centre des visiteurs de la mer du Nord. Autrement dit l’embarcadère pour toutes les îles du nord de l’archipel. Allez hop ! On va changer d’île ! Dans un soucis de budget je me dis « allez, allons sur Yuanbei ! ». Mais l’embarcadère pour cette île se trouve ailleurs…Résultat : je regarde ce qu’il y a de plus au nord : Jibei. Forfait activités aquatiques ? Ok !

Et me voilà embarqué sur le bateau de onze heure pour Jibei. Dans l’attente je fais la rencontre d’un jeune homme et de sa famille avec qui j’ai pu pas mal échanger et ils m’ont même invité à manger. Ce fut la première fois que je goûtais de l’oursin. C’est plutôt bizarre comme sensation d’ailleurs, mais je vous laisse seul juge. Je suis ensuite parti faire le tour de l’île à vélo. C’est vraiment très joli ! Et très petit ! Moins d’une heure suffit à en faire le tour. Je me mets donc en quête de la plage où se déroulent les activité aquatiques. Après quelques minutes de recherche et quelques questions posées me voilà accoutré d’un gilet de sauvetage pieds nu dans le sable chaud ! Je vais enfin toucher l’eau de Taïwan !!! Il fallait prendre un bateau qui nous emmenait à l’autre bout de la plage. Sur ce bateau je rencontre un autre jeune homme en vacance ici avec sa famille avec qui je vais passer l’après-midi. Les activités aquatiques sont en fait diverses choses gonflables tirées par des jet-ski. Franchement sympa et certains trucs donnaient de bonne montées d’adrénaline ! Et puis la deuxième activité : plongée dans les récifs de coraux peuplés de poissons aux mille et une couleurs. Un très joli spectacle. 16 heure, je décide de m’arrêter là et vais discuter avec le type qui m’avait vendu mon billet quelques heures plus tôt sur Baisha. Il me dit qu’il doit partir, qu’il a fini de travailler et me présente succinctement Peggy, jeune fille très timide qui se révélera être d’une aide plus que précieuse. Merci Peggy.

Je quitte la plage peu après. Puis finalement y retourne pour voir Peggy et lui demander s’il n’y aurait pas un magasin sur cette île. Elle se propose de m’ouvrir la voie. Je la suis donc à vélo et en discutant sur le chemin elle me demande où je compte dormir. Et quand je lui explique que je comptais me trouver un carré de pelouse dans le Nord déserté de l’île pour y planter ma tente elle explose de rire et me dit : « Viens donc dormir dans notre école ! ». C’est donc très peu de temps après que je rencontrai l’ancienne professeur d’anglais de Peggy ainsi que ses anciens professeurs de chinois et de géographie qui vont gentiment m’autoriser à planter la tente dans l’enceinte de l’école. Et hop ! Je sais où dormir désormais. Après être allé faire un tour dans le magasin avec Peggy, cette dernière me ramène dans son ancien collège et me laisse entre les mains de ses professeurs. Qui habitent d’ailleurs tous dans l’enceinte de l’école. Finalement je leur ai proposé d’aller manger dehors mais seul Miss Wen a répondu à l’appel. Peut-être la seule qui se sentait en confiance avec son anglais ? Nous sommes allés manger au restaurant des parents de Peggy où ils servent d’ailleurs du très bon sashimi ! Ensuite nous nous sommes baladés dans la ville et sur le port parlant de choses et d’autres lorsque nous sommes tombés sur des gens faisant des feux d’artifices ! Y a pas à dire, feux d’artifices et eau vont vraiment bien ensembles !

Plus tard je discutais longuement de politique sino-japonaise avec le prof de géographie. Discussion très intéressante.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :