Entrainement 3 (J-40)

Free Image Hosting at www.ImageShack.us J’avais prévu aujourd’hui dimanche de me lever tôt, et departir tôt à destination de Lauterbourg. Ce qui aller-retour m’aurait fait faire une trentaine de kilomètres. Mais ma journée en fut tout autrement.

Tout d’abord, je ne me suis pas levé tôt. Puis lorqu’un enfin debout et prêt à partir, un heureux événement m’a retardé. Ce n’est donc qu’environ 4 heures plus tard que prévu que j’ai décollé d’ici. Pour une ballade de près de 5 heures qui vers a fin n’avait vraiment plus rien d’une ballade croyez moi. Sur la droite en vert fluo vous pouvez voir le trajet que j’ai suivi, enfin que je pense avoir suivi en tout cas.

J’ai d’abord commencer mon périple en remontant vers les hauteurs de Seltz pour traverser le bois du Niedersand. J’avais carrément oublié qu’il s’appelait ainsi, merci à la carte de m’avoir rappelé son nom. D’ailleurs, juste avant d’entrer dans la forêt, une petite vision rigolote parce que rare : les véhicules de jeunes mariés. jusque là rien de surprenant, sauf que ces véhicules, n’étaient ni des coupés, ni des berlines, mais plutôt trois bon camions bien massifs !

camions mariesC’est donc après avoir vu ces camions bienheureux que j’ai pénétré dans la forêt. J’en suis resorti quelques kilomètres plus loins sur la route qui mène à Lauterbourg. Cependant, je l’ai quitté très vite pour rentrer dans Munchhausen. D’ailleurs j’ai appris aujourd’hui qu’autrefois c’était un village de flotteurs. Surprenant, non ? Là j’ai rejoins la piste cyclable que j’ai emprunté l’autre jour et ai continué en direction de Lauterbourg. A l’intersection vers Mothern, où j’avais fait demi-tour la dernière fois à cause de la pluie, cette fois-ci j’ai continué. Me voilà désormais en terre inconnue. Un truc rigolo (enfin,pas tant que ça à vrai dire) : à un moment toujours en direction de Lauterbourg, à unmomentla route faot une petite boucle pour laisser la place à une incursion d’eau, et bien toute cette boucle est sous le joug d’un danger chimique permanent. Dès que l’on y pénètre un panneau nous en averti et nous préviens que si l’on entend trois sirènes à une minute d’intervalle, il vaudrait mieux prendre très vite ses jambes à son cou dans la direction opposée à cette zone. En tout cas ça y est, me voilà arrivé à Lauterbourg, mais me trouvant plutôt bien en forme, je décide de continuer un peu en direction de Neuburg, et puis finalement en pédalant je me dis que je vais faire un truc qui me paraissait un peu exagéré quelques jours plus tôt. Je décidais donc de prendre le bac à Neuburg et de remonter le long de la rive allemande jusqu’à Beinheim pour y prendre le pont qui traverse le Rhin puis revenir à Seltz le long de la rive française. Mais les choses ne furent pas si simples…

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Sur la route pour Neuburg, car il fallut quitter la piste cyclable peu après Lauterbourg, je suis tombé sur un aérodrome…pour avions miniatures ! C’était assez impressionnant car il y avait là un pilote manoeuvrant son modèle réduit très habilement. Lui faisant effectuer des acrobaties à des vitesses et des hauteurs vertigineuses. Peu après, j’arrive donc à Neuburg et je vois ce panneau. Rassuré, je tourne et arrive à hauteur de la berge d’où j’aperçois le bac qui est de l’autre côté et qui décharge ses ocupants. Quelques minutes plus tard je fais ma traversée. Et là, première surprise, on paye sa traversée en Allemagne…le bac de Seltz à toujours été gratuit lui. D’accord, il a fermé, mais bon. Bref, remis de ma surprise, et puis heureusement que j’avais ces 1,5 euros, parce que sinon j’aurai du faire demi-tour tout triste d’être coupé dans mon élan, je me mets à pédaler en direction de Rastatt. Et là, seconde surprise, de ce côté là du fleuve, on dit au revoir aux pistes cyclables goudronnées et bonjour aux chemins de terre caillouteux. Une plaie sur la distance. Quelques kilomètres plus loin, la piste cyclable s’arrête et je me vois donc obliger d’emprunter la route. Sauf que cette route qui devait mener au bord du Rhin où la piste cyclable reprendrait était fermée. Même pas par des policiers, non, non, par le Rhin lui même, aidé de la pluie des derniers jours, il avait décidé de sortir de ses gonds et dire « Non ! Vous ne passerez pas par ici aujourd’hui ! »

le rhin deborde

Face à ça, j’ai bien été obligé de faire demi-tour puis de m’orienter vers Au am Rhein et de prendre une autre piste cyclable. En fait, ce ne sont pas des pistes cyclables ici, mais la digue censée retenir le Rhin en cas de grosse crue. La fatigue commençait à se faire sentir, cela faisait déjà près de 2 heures que je pédalait et ne pas avoir de carte dans cette situation n’a pas vraiment aidé. J’ai donc roulé sur cette digue qui n’en finissait pas pour aboutir de but en blanc sur une route sans aucune indication de direction. Je décide de prendre vers la droite, vers le Rhin à vrai dire. Je pédale donc, devant moi au loin le Rhin que je devine, à ma gauche une rivière et à ma droite la forêt avec la digue dont je viens de sortir. Quelques centaines de mètres plus loin, le doute me saisit, et je décide d’arrêter deux cyclistes qui par chance avaient une carte sur eux. Mais comme ni eux ni moi ne savions exactement où nous étions, ça ne m’a pas servi à grand chose à part à suivre leur conseil et à faire demi-tour. Ils avaient vu juste, si j’avais continué dans ce sens j’aurai de toute façon du faire demi-tour vu qu’aucun pont ne traversait cette rivière plus haut. Je remonte donc jusqu’à Steinmauern après avoir essuyé un petit kilomètre de pluie fine. Commençant à être réellement fatigué à la sortie du village en direction de Plittersdorf,je décide de m’arrêter un peu, histoire de manger le sandwich que je m’étais préparé le matin et de boire un peu de mon eau qui commençait à se faire rare. C’est là que je découvre sur une série de panneaux informatifs que Steinmaeurn était un village de flotteurs entre les 16ème et 19ème siècles. C’est ces villageois qui s’occupaient de faire passer les troncs d’arbre coupés en Forêt Noire sur la rivière que je longeais un instant plus tôt, pour les faire passer sur le Rhin en direction de Mannheim et de Mayence. Bref, un peu reposé, je me remets en selle en direction de Plittersdorf. Je crois que ces 4 kilomètres furent ceux qui sont passé le plus vite. Quoique maintenant que j’y repense…mais c’est ce que je me suis dit sur le coup. Arrivé à Plittersdorf je crois que je n’avais plus qu’une envie : rentrer. Alors quand j’ai vu ce panneau, ça m’a fait du bien.
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J’ai continué sur la route jusqu’à la sortie du village puis j’ai rejoint la digue. Et de nouveau sur les cailloux et la terre. Dès que j’ai vu un panneau « Wintersdorf » je me suis rué dans le chemin indiqué. Arrivé dans le village je me retrouve enfin en direction de Beinheim et de la France. Je traverse le pont du Rhin, chaque tour de pédalier devient petit à petit une souffrance et là prochaine fois que je toucherai à ma bouteille d’eau serait la dernière, je me retins donc. Un paneau juste après le pont indique Seltz pour les vélos, je suis son indication mais au bout de 500 mètres une floppée d’intersection sans la moindre indication, je décide donc de continuer tout droit. Grossière erreur. Je ne sais pas vraiment, mais j’estimerai à 5 kilomètres le prix de cette erreur, et ceux-ci furent surement les plus difficiles. Surtout au moment où j’ai compris que je devais faire demi-tour. Une fois ressorti de cette embuche je crois que le reste s’est passé presque normalement jusqu’à Seltz.

 

 

  • Résultat des courses : je n’ai pas vraiment pu tenir de compte précis ni du temps passé dans la nature ni du kilométrage parcouru compte tenu des plusieur fois où je me suis trompé de chemin. J’ai cependant gardé le temps passé sur cette maudite selle : 3h50. Je pense donc pouvoir dire qu’avec les pauses et l’attente pour le bac j’ai du partir environ 4h30-5h. Si j’ai bien calculé le kilométrage de mon parcours si je ne m’étais pas trompé une seule fois et si la route n’avait pas été barrée il aurait du s’élever à 48.5 kilomètres. Je pense avoir roulé en réalité entre 55 et 60 kilomètres.

 

  • Leçon : bonne idée d’avoir pris à manger avec moi, sans ce sandwichje ne sais ps coment j’aurai tenu avec la fatigue et le stress. A l’avenir prévoir quand on part faire 50 kilomètres, ce n’est pas la même préparation que pour 30. Prendreplus d’eau, une seule bouteille n’est pas suffisant.

Et puis voilà, cette fois j’ai pensé à prendre une photo de moi et ma diabolique monture :

moi et le velo

C’était entre Lauterbourg et Neuburg. Allez, à la prochaine!

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Responses

  1. Comment cela ? Mais c’est pas croyable cette aventure ! Mais cela ne peux pas être le fruit du hasard, c’est à tout les coups un mauvais tour du Baron de Munchhausen ! Il faut faire attention en passant près de cette ville n’est ce pas, enfin, tu aurais pu recevoir des boulets de canon ou la foudre d’Héphaistos sur la tête 🙂 Par conséquent, tu es chanceux …
    Mais tout cela a du t’apporter beaucoup de stress, je crois qu’il serait agréable pour tout les trajets, d’emporter des petits paquets de gateaux… Des cookies, n’importe quand, ca réchauffe le coeur non ?
    En tout cas, voilà qui forge un coeur fort ! Courage, tout cela, ca se tranforme en souvenir puis en bonheur 🙂 A coté de cela, les secretaires du département des langues diverses font même pas peur 🙂

  2. L’angoisse de l’égaré…à mons avis ton entrainement devrait te servir aussi à appréhender ce sentiment, qui au fond n’a rien d’inquiètant. Partir c’est se perdre, aussi. Entraine toi aussi à ça, je pense que ça te permettra d’apprécier d’autant plus ces moments que la route t’offre! Non? En tout cas chapeau bas, tu vas te faire des cuisses de ouf, comme ton frère! 😉

  3. Alors fiston ?? Cet entrainement aurait-il laissé trop de séquelles ? ! Ca va faire plus d’une semaine qu’il n’y a pas de nouveau rapport d’entrainement !! Ptit gars, faut mettre tout ca à jour !!
    Signé : le coach SgougiX

  4. En fait, le vélo que j’utilisais jusqu’à présent ne m’inspire vraiment pas confiance. Je crains réellement que le pédalier ne se décroche, et ça m’embêterait assez de me retrouver à pied loin de mon pied à terre.

    Mais pour compenser, désormais je fais du bâtiment histoire de penser à me muscler unpeu les bras aussi, et puis la poussière qui tombe du plafond directement dans mes bronches me prépare à la dense pollution de la côte ouest.

    😉


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